“La passion Van Gogh” est un film écrit par Dorota Kobiela et Hugh Welchman qui nous raconte les circonstances étranges dans lesquelles Vincent Van Gogh est mort. L’histoire débute un an après sa mort à Arles: un facteur nommé Roulin (joué par Chris O’Dowd) demande à son fils (joué par Douglas Booth) de livrer en mains propres la dernière lettre de Van Gogh à son frère Théo. Au premier abord Armand est réticent car il n’aimait pas Vincent, et se souvient d’un incident où Vincent s’était coupé  l’oreille et l’avait offerte à une prostitutée. Roulin accepte que Vincent avait des problèmes de santé mentale, mais rejette la faute sur les citoyens d’Arles, qui l’ont marginalisé et rejeté. On voit qu’il avait de l’affection pour Vincent, et pense que délivrer la lettre est une forme d’accomplir son dernier désir.

Pour faire plaisir à son père, Armand finit par accepter de délivrer la lettre à Théo, mais quand il rend visite au Père Tanguy il apprend que Théo est malheureusement décédé. Déprimé et souffrant de Syphillis, la santé de Théo s’est détériorée rapidement après la mort de son frère. Le père Tanguy mentionne le Dr Gachet (un docteur qui a accueillit Vincent après sa sortie d’un asile psychiatrique) et lui dit qu’il a peut-être l’adresse de la veuve de Théo. Armand décide alors de voyager jusqu’à Auvers-Sur-Oise pour rencontrer le Dr Gachet, sans qu’il le sache qu’il est sur le point de s’embarquer sur une quasi-histoire détective de meurtre.

Bien que fascinant, l’aspect le plus impressionnant de ce film est que chacun des 65,000 cadres du film ont été peints sur toile par une équipe de 100 peintres. En effet, le film a été créé en utilisant la même technique que Vincent (les peintures à huile) et le résultat est éblouissant. Le film nous transporte dans un voyage avec un Armand, où il peine à comprendre ce qui est arrivé à Vincent, et au cours duquel nous rencontrons des personnages qui apparaissent en vrai dans les peintures de Vincent Van Gogh (Armand, Roulin, le Père Tanguy, le Docteur Gachet, Marguerite.. etc). Les scènes avec ces personnages sont intégrées avec des peintures que le spectateur reconnaitra aussi, tel que La Nuit Étoilée. Étant fan de certains des peintures de Vincent Van Gogh, j’ai beaucoup apprécié les voir prendre vie.

Dans l’ensemble je dirais que le film était très émouvant: j’ai réalisé que je ne connaissais pas tant que ça sur la vie de Van Gogh au delà de ses peintures. J’ai été surprise d’apprendre qu’il avait fait tant d’efforts pour être un peintre accompli, mais qu’il  n’avait vendu qu’une seule peinture au cours de sa vie.  J’ai aussi été attristée d’apprendre qu’il avait été si incompris et rejeté par sa communauté, et que certains individus l’avaient même tourmenté. Aussi injuste que ce soit, comme Marguerite le dit de manière poignant à la fin du film, le plus important n’est pas qu’on se questionne sur les causes de la mort de Vincent mais qu’on célèbre sa vie et ses peintures.

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