Si j’ai dû décrire 3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance dans deux mots, je dirais « subtilement imprévisible. » C’est vrai qu’il y a quelques majeurs rebondissements; pourtant, pas assez de rendre le film complètement irréaliste comme beaucoup des thrillers et drames contemporains, où le complot est un peu trop convenable d’être crédible. Par contre, il est seulement après l’oeuvre entier que vous vous rendre compte: rien n’est fini comme prévu.

 

Le prologue du film paraît assez simple: une mère, Mildred Hayes (Frances McDormand), loue trois panneaux sur une route silencieuse pour critiquer les policiers et leur manque d’action par rapport à l’enquête du mort de sa fille, qui a été violé et tué il y a plusieurs mois. Ces panneaux provoquent un vif émoi dans la communauté, surtout parce que la cible primaire, Sheriff Willoughby (Woody Harrelson), est une figure bien-aimé dans la ville.

 

Pourtant, le film surprend le spectateur avec son floutage de la séparation entre l’ami et l’ennemi — la division de héros et vilain n’existe pas dans la même façon. Par exemple, quand on voit les échanges entre Willoughby and Mildred, on voit une transition de son apathie vers lui (particulierement evidente quand elle admet qu’elle a loué les panneaux en sachant que Willoughby souffert de cancer), vers une attitude de compassion et sympathie. Bien qu’ils se combattant, on peut voir qu’il y a un niveau de compréhension entre les deux, un rapport qui nous rappelle que même nos pires ennemis sont des humains, et il y a toujours la possibilité de sympathiser avec eux.

 

Des limites n’existent pas non plus pour des dynamiques émotives des scènes: la tristesse est souvent mélangé avec de l’humour, et vice versa. Cela contribue à l’imprévisibilité du film. Par exemple, dans une scène où on voit Mildred au bord des larmes, sa crise est diffusé par un conversation qu’elle commence avec ses chaussons. Il est aussi évident avec le personnage d’Officier Jason Dixon, joué par Sam Rockwell. Son personnage apporte beaucoup d’humour au film — de son parodie du stéréotype des policiers américains, ainsi que son enthousiasme et joie enfantin. Cependant, il a le pouvoir de nous faire pleurer aussi, ou nous rendre fâchés, à cause de son comportement volatile et réactionnaire. Frances McDormand et Sam Rockwell doivent recevoir des éloges pour leurs performances incroyables, surtout l’atout de transformer leurs personnages et le tonalité d’une scène dans un instant.

Dans l’ensemble, 3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance est exceptionnellement divertissant et sans concession, avec un équilibre extraordinaire entre l’humour et l’émotion cru. Une partie de ce qui rend le film formidable est le fait que l’action et le complot déploient doucement, comme un ruban enroulé, sans en devenant ennuyeux, Il nous intéresse et nous fascine et nous font se rendre compte que, après tout, ce n’était pas du tout ce qu’on attendait.

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