underground

Partout dans le monde, les réseaux sous-terrains fascinent encore et toujours les cinéastes. Que ce soit pour le tumulte incessant des passagers, les rencontres éphémères, les lumières blafardes des néons ou les interminables labyrinthes de carreaux blancs, les réalisateurs sont irresistiblement attirés vers ces environnements urbains, lieux d’exploration de notre vie intérieure.

Au début de l’année, le jeune réalisateur Paul Bryan a su saisir l’essence du métro parisien dans un clip hypnotique de 6 minutes pour la chanson de Sovnger’s “What I like”.  En entendant cette musique à la radio, Paul a senti sa fibre créatrice se réveiller avant d’être envahi d’idées et d’images pour un clip. L’idée maîtresse du film, c’est la cohue quotidienne dans le métro, la ruée frénétique de la grise modernité qui est le lot quotidien des citadins dans les transports.

La semaine de tournage à Paris a pu commencer après la recherche des lieux de tournage, la conception du storyboard, les prises d’essai avec sa nouvelle caméra Olympus iSpeed 3 camera, et grâce à l’aide des acteurs fraîchement diplomés de l’école Jacques Lecoq (Jacques Lecoq Theatre School). Bryan a réussi à créer un clip fluide et spontané qui montre que jeune diplômé en Communication Graphique à déjà une pleine maîtrise de son art, et sait exactement l’esthétique qu’il vise.

Il n’a utilisé aucun éclairage complémentaire, comptant sur les qualités de l’Olympus iSpeed 3 dans des conditions de faible luminosité, avec un objectif  SIGMA 24mm f.1.8.   Équipé du vélo BMX prêté par un ami et d’une caméra de 6 kg pour les plans fixes, il a mis en scène et filmé toutes les séquences lui-même. Les effets de pulsations lumineuses ont été réalisés pendant la prise, en ajustant le nombre d’images par seconde afin de saisir le clignottement “naturel” des néons du métro. Quelques retouches finales avec Final Cut Pro ont permis les variations du débit d’image que l’on peut voir dans le clip.

Mais comment a-t-il réussi à filmer dans le métro ? Paul a demandé une autorisation bien avant les dates de tournage. Il l’a obtenue, mais en échange de frais de location s’élevant à près de 500€ de l’heure.  Après s’être creusé la tête pendant un moment, et avec beaucoup d’organisation, Paul et son équipe sont allés tourner clandestinement en pleine nuit et au petit matin. Il a eu une petite discussion avec la RATP, à qui il a expliqué que ce n’était qu’un “projet scolaire”. Les employés ont gentiment  accepté de fermer les yeux. Pas très honnête, mais efficace !

Ses sources d’inspiration ?  Le livre de Robert Rodriguez Rebel without a Crew, le film de Lars Von Trier The Five Obstacles, Reservoir Dogs de Quentin Tarantino’s  et le site internet www.itsnicethat.com.

Ses activités ? Poursuivre son stage chez www.agilefilms.com, apprendre autant qu’il peut, trouver plus de concepts cinématographiques pour des courts-métrages et des clips, savourer chaque instant où il se sent “au top”. Voilà un jeune réalisateur à surveiller. Allez voir le site web de Paul Bryan pour voir ses nouvelles vidéos, suivre son blog et voir ce qui l’inspire sur  www.pmbryan.com.

Regarder Making of – Behind the Scenes video

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