Cette semaine, l’incomparable Bill Murray a célébré ces 65 automnes, et dédier notre article spotlight à cet acteur et comédien adulé était une évidence.

William James “Bill” Murray est né le 21 septembre 1950. Sa carrière de comédien débuta avec le Second City, une troupe d’improvisation basée sur Chicago et dirigée par Del Close. A 24 ans, il déménagea à New York et, recruté par John Belushi, rejoint l’émission radiophonique comique National Lampoon Radio Hour. Sa révélation au public se fera véritablement en 1976 lorsqu’il se mit à participer au  Saturday Night Live, émission culte de la chaîne NBC. Ses prestations furent retranscrites pendant trois ans et lui valurent un Emmy Award. Le succès de sa carrière au Saturday Night Live lui ouvrit les portes du cinéma, pour lequel il tourna de nombreuses comédies telles que Arrête de ramer, t’es sur le sable (1979), Le Golf en folie (1980), SOS Fantômes (1984), Fantômes en fête (1988) et Un Jour sans fin (1993).

Groundhog DayUn Jour sans fin est une comédie fantastique réalisée par Harold Ramis dans laquelle Murray s’est illustré dans son rôle de Phil Connors, arrogeant présentateur météo.  Alors qu’il est bloqué à Punxsutaway, où il réalise son reportage annuel à l’occasion du « jour de la marmotte », le journaliste se rend compte qu’il est condamné à revivre sans cesse la même journée.  Après s’être adonné à l’hédonisme et s’être suicidé à plusieurs reprises, il se décide (enfin) à un peu d’introspection et examine sa vie et ses priorités. En 2006, le film fut ajouté au National Film Registry américain, ainsi jugé comme étant « culturellement, historiquement ou esthétiquement important ».

The life aquatic of Steve zissouEn 1998, une nouvelle étape de sa carrière fut franchie lorsqu’il pénétra dans le monde décalé de Wes Anderson à l’occasion du film Rushmore. Cette collaboration fut la première d’une longue série : La Famille Tenenbaum (2001), La Vie aquatique (2005), A Bord du Darjeeling Limited (2007), Fantastic Mr. Fox (2009), Moonrise Kingdom (2012) et The Grand Budapest Hotel (2014). Il est ainsi peu étonnant que Bill Murray soit, avec Owen Wilson, l’acteur ayant le plus tourné avec le réalisateur.

Lost in TranslationAprès avoir été acclamé par les critiques pour son rôle dans Rushmore, l’acteur décida de se consacrer à des personnages plus dramatiques. L’exemple le plus notoire fut son apparition en 2003 dans le Lost in Translation de Sofia Coppola, qui lui valu plusieurs récompenses, y compris un BAFTA et un Independent Spirit Award du meilleur acteur dans un premier rôle. Amusante anecdote sur le film : les paroles murmurées par Murray à Scarlett Johansson à la fin du film, improvisation du comédien, ne sont connues qu’eux deux. Coppola elle-même n’a jamais su ce qu’il s’était susurré dans cette scène mythique. Plus récemment il fut nominé pour un Golden Globe pour son rôle dans le film St Vincent (2004), où il interprète Vincent MacKenna, vétéran de la guerre du Vietnam, retraité et addict.

 Murray est connu pour sa nature excentrique, détaché de la sphère hollywoodienne. Il n’a ni agent ni manager, et préfère être contacté directement sur un numéro de téléphone privé, dont il consulte régulièrement la messagerie. Même si cette méthode de contact, pour le moins inhabituelle, lui a fait raté des rôles dans un certain nombre de films, tel Little Miss Sunshine, Murray n’en garde pas moins une carrière prolifique et imposante.  Au contraire, quand interrogé sur le sujet, l’acteur ne cache pas un certain plaisir à être inaccessible : « ce n’est pas si dur. Avoir un bon script, c’est ce qui vous pousse à vous impliquer. Les gens disent ne pas réussir à me joindre. Mais écrire un bon script est bien plus difficile que de joindre quelqu’un. Je ne m’en préoccupe pas. Ce n’est pas mon problème ».  C’est avec cette même nonchalance qu’il fit une pause de quatre ans dans sa carrière afin d’étudier la philosophie à la Sorbonne. Saugrenu, il faut le dire. Mais c’est exactement ce qui fait de Bill Murray l’exemple même de l’esprit indie. Autant dire qu’à ÉCU, on raffole des deux.

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