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François Ozon a produit des films extrêmement transgressifs et idiosyncrasiques, à peu près une fois par an depuis les années 1990. Son catalogue éclectique varie de comiques et de satiriques comme Sitcom (1998) et 8 femmes (2002), aux films sombres mais espiègles comme Dans la maison (2012) et le mystérieux et envoûtant Jeune & Jolie (2013). Néanmoins, ses films qui se caractérisent toujours par un humour acerbe et un portrait de fieffés de sexualité pervertie et violence brutale l’a placé comme l’une des figures de proue du mouvement de La Nouvelle Extrémité, avec les formidables Gaspar Noé, Catherine Breillat et Bruno Dumont.

mediaOzon a commencé sa carrière de réalisateur avec nombreux courts-métrages, comme Une Robe d’É (1996) et Scènes de Lit (1998) qui a démontré son style sardonique naissante qui rejette les normes acceptées de la sexualité humaine. Photo de Famille (1988), un court film basé sur sa propre famille, représente son frère, Guillaume, empoisonnement sa mère, poignardant à mort sa sœur et calant son père à une table de dîner, avant de réunir les trois sur le canapé du salon pour prendre un portrait de famille. Son humour satirique dans Sitcom, un film absurde qui dépeint le déclin d’une famille respectée de banlieue dans le sadomasochisme et l’inceste, présente une parodie alambiquée des valeurs familiales traditionnelles des sitcoms américaines, dont le film moqueur prend son titre.

Après le succès de 8 femmes, un film policier-musical à propos de huit femme en lice pour découvrir la vérité sur la mort d’un homme – avec un casting d’icônes cinématographiques français y compris Catherine Deneuve, Isabelle Huppert et Emmanuelle Béart – est son tout aussi célèbre thriller érotique La Piscine (2003), une œuvre qui Ozon considère d’être particulièrement personnelle en raison de ses méta-récit qui donne un aperçu du processus exigeant de l’écriture d’un roman ou un scénario. Conformément à la propension d’Ozon pour le tabou sexuellement et clandestine, le film suit un auteur britannique de mystère dont séjour dans la maison d’été de l’éditeur dans le sud de la France est perturbée par l’arrivée de la fille présumée de l’éditeur, déclenchant une dynamique émotionnelle instable entre les personnages, consiste en les rendez-vous sexuelles, le voyeurisme et la mort.

imagesDans ses films plus tard, son exploration de la sexualité en ce qui concerne l’identité se déplace à l’identité sexuelle féminine spécifiquement, incarné par Le Refuge (2009), qui fait ses débuts mondiaux au Festival International du Film de Toronto et a recueilli Ozon le prix spécial du Jury au Festival de San Sébastian. Par l’histoire mélancolique d’un jeune couple, Mousse et Louis, dont le mode de vie drogue aboutit à une overdose d’héroïne qui tue Louis, Ozon explore l’identité sexuelle féminine en ce qui concerne la grossesse, une métamorphose corporelle qu’Ozon dépeint avec sexualité érotisée, comme Mousse découvre elle-même d’être une veuve enceinte et s’échappe de Paris. En outre, Ozon a cherché à effacer ce qu’il croyait pour être les fausses notions sur l’instinct maternel et la maternité dans la société, Qu’il postule est souvent interprété d’une manière idéalisée. Le film dépeint la maternité comme quelque chose plus complexe – pour Mousse, sa grossesse ne représente pas un processus de procréation, mais un outil de deuil et pour faire face à la mort de Louis.

De même, son film-culte Jeune & Jolie, qui a été nommé pour la Palme d’or du Festival de Cannes 2013, traite la maturation féminine et la sexualité naissante avec l’histoire d’une prostituée adolescente, Isabelle (Marine Vacth), qui se démène pour faire face à la transformation de son propre corps et de sa transition à l’âge adulte. Ozon s’écarte résolument de la représentation idéalisée de l’adolescence au cinéma et véhicule honnêtement les douleurs de ces changements physiologiques d’une manière totalement dépourvue de nostalgie. Le choix du mode d’occupation du protagoniste est dépeint comme une agression contre son corps pour éradiquer son sentiment persistant d’engourdissement et de se sentir quelque chose dans les actes de la sexualité, pas encore connecté à l’émotion.

z14051176Q,Francois-Ozon---ur--1967--francuski-rezyser-filmowLe dernier film d’Ozon, Une Nouvelle Petite Amie (2014), qui fait sa première au Festival International du Toronto, propose ses signes caractéristiques de la perversité sexuelle et la psychologie sombre dans un thriller triangulaire sur une femme (Anaïs Demoustier), qui découvre que la veuve (Romain Duris) de son ami proche qui est récemment décédé (Isild Le Besco) a un penchant clandestin pour le travestissement. Le film concentre avec sensibilité et sans relâche sur la chair humaine – morte et vivante – de manière voyeuriste, de la première séquence avec des champs perversement beaux de la décédée Laura impeccablement vêtus dans son cercueil, à une concentration extraordinairement détaillée sur de cross-dressing David avec ses gestes efféminés, châssis mince et douces caractéristiques.

Ozon est audacieux et sans complexe dans son exploration très viscérale et finement psychologique des thèmes comme l’homosexualité, travestisme et des sujets morbide comme la nécrophilie, dont il présente de manière sciemment ambigüe qui le rend difficile pour que l’on puisse adhérer à une interprétation spécifique. Cela reflète interprétation d’Ozon de la complexité de l’identité sexuelle, la nature fluctuante de désir et le rôle essentiel que ces deux notions jouent dans la société, en même temps subvertissant le traitement commun de ces questions comme des sujets tabous.

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