Réalisateur, producteur, scénariste, directeur de la photographie, monteur, compositeur et musicien – un artiste à 360 degrés originaire de Texas, USA. Cette semaine ÉCU se concentre sur un grand maître de la tradition du cinema pulp, un amateur des films de série- B, un homme créatif qui inspire encore le monde du cinéma indépendant: Robert Rodriguez.

rr1Il a été rejeté par les écoles de cinéma, mais sa passion était trop grand pour l’arrêter de faire ce qu’il aimait le plus: donc il n’a pas laissé tomber et il a tout seul appris à tourner et à monter des films. Il a développé un idéal personnel du cinéma et a acquis une connaissance complète de l’ensemble du processus de production de film qui l’a finalement amené à un grand succès.

En 1993, Rodríguez a gagné le Prix du Public au Festival du Film de Sundance avec son premier long métrage « El Mariachi », un film à petit budget qui n’a coûté que $7000; il a réussi à surmonter toutes les difficultés qu’un film sans budget peut révéler grâce à sa capacité créatrice, car il n’a même pas embauché une équipe de tournage. Sa compétence totale dans le cinéma lui a permis de tourner avec une seule caméra, sans une dolly sur rail, sans costumes et presque sans de vrais acteurs.
Distribué par Columbia Pictures, « El Mariachi » est le premier film de la trilogie du Mexique, suivi par « Desperado » (1995) et « Il était une fois au Mexique » (2003), une sorte d’hommage aux films occidentaux de Sergio Leone.

Les références de western spaghetti sont une caractéristique permanente dans toutes ses œuvres, même si elles sont toujours mélangés avec des éléments trash, qui rappellent la génération italienne des films de série B, émergé au début des années 70.

“Une nuit en enfer” (1996) est l’exemple parfait de son idéal de film. Écrit par son complice Quentin Tarantino, ce film a étonné le public en raison de sa incroyable narration non homogène. Au début, le spectateur est plongé dans un thriller western vraiment sophistiqué , alors que à la fin, il ne peut pas s’échapper à des sacrifices mexicains incroyablement splatter et un final non-sens.

rr2Malgré toutes les critiques, il a attiré l’attention du public encore une fois avec sa unique façon de raconter des histoires et il a décidé de poursuivre le partenariat professionnel avec Tarantino.
En 2004, il a composé la bande-son originale de »Kill Bill vol.2″ de Tarantino, et en 2007, il a écrit et réalisé « Planet Terror » le deuxième chapitre du dyptique « Grindhouse », un hommage à toutes les salles de cinéma qui ont projeté des films de série B dans les années 70, co-écrit, réalisé et produit par ces deux artistes.

Rodríguez nous montre une pellicule analogique couleur consommé par le temps, avec des personnages grotesques et une sanglante apocalypse horror qui ne peut pas être oublié; et dans les premières secondes de « Planet Terror », il introduit son plus célèbre antihéros, le personnage de Machete Cortez, joué par Denny Trejo dans « Machete » (2010) et « Machete Kills » (2013).

Le 22 Août, son dernier thriller est sorti aux Etats-Unis et a encaissé plus de 11 millions de dollars en quatre jours: «Sin City, J’ai tué pour elle ». Ceci est la suite de « Frank Miller’s Sin City » (2005), une adaptation de la série de comics éponyme; des antihéros en noir et blanc luttent contre des politiciens corrompus, des policiers et des prêtres cannibales, créant un conflit sophistiqué entre le bien et le mal, maintenant indiscernables.

robert-rodriguezLe public a adoré le premier chapitre « Sin City », qui a encaissé 160 millions de dollars. Co-produit par Troublemaker Studios (fondé en 1991 par Rodríguez et son ex-femme) et Miramax Films, « Sin City: J’ai tué pour elle  » termine ce que Rodríguez n’a pas dit avec son premier travail, et il semble qu’il ne décevra pas les fans fidèles.
Le film sortira en France le 17 Septembre.

Vous pouvez l’aimer ou vous pouvez le haïr; mais vous ne pouvez pas nier son talent et son dévouement unique au monde du cinéma. Nous admirons les réalisateurs qui aiment tellement leurs idées, qui se soucient de chaque étape du processus de création et ne s’arrêteront pas jusqu’au moment que que leur objectif prend forme, et c’est pour ça que ici à ÉCU nous aimons tellement Rodríguez.

Close
Go top UA-100342494-1