En faisant un bilan du premier trimestre de cette année, il n’y a aucun doute que 2018 a plutôt bien commencé pour Daniel Kaluuya. Il a reçu plein d’éloges et plusieurs nominations pour meilleur acteur à travers plusieurs associations et son film, qui est actuellement dans les salles de cinéma, est en train de battre des records du box-office. Avec plusieurs projets en cours, y inclus un film réalisé par l’auteur britannique Steve McQueen et encore un an avant le grand 3-0, une autre personne à sa place serait sans doute en train de trembler dans leurs bottes. Heureusement pour M. Kaluuya, l’excellence est une seconde nature pour lui depuis longtemps.

Daniel Kaluuya est né le 24 février 1989 à Londres, en Angleterre. Lui et sa soeur aînée ont été élevés par leur mère dans un HLM au nord de Londres. Initialement, c’était un professeur de Daniel qui lui a suggéré, assez brusquement, d’essayer le théâtre comme un façon de canaliser son énergie. Le professeur a dit, se souvient-il, que « Daniel est un distraction à lui-même et aux autres. » Sa réponse ? Écrire une pièce de théâtre.

La pièce qu’il a écrit à 9 ans a gagné un concours local et a été joué au Théâtre Hampstead. Bien qu’il ait fait un retour au théâtre quand il était ado, Kaluuya a joué au football comme son activité périscolaire pendant plusieurs années. Il a fait la transition de la scène au sport à cause d’un manque de confiance dans son potentiel de poursuivre un carrière comme comédien, un résultat de l’atmosphère hyper-critique de la cité dans laquelle il est grandi. « Le problème la plus grand, » il a dit aux New York Times, « est qu’on ne sait pas que c’est possible. On ne possède pas le vocabulaire, conceptuellement, d’articuler ce désir. »

Heureusement, il a réussi de trouver les mots pour articuler son désir, en s’inscrivant aux cours du Théâtre Anna Scher. Avant tout, il était reconnaissant que ces cours étaient la seule partie de sa semaine où il n’a pas dû jouer. « Étant jeune, de la classe ouvrière, et noir, tout ce que tu fais est réglementé […] mais dans ces cours d’impro, il n’y avait pas de pression d’être quelque chose sauf honnête, et ça m’a rendu heureux. »

Inspiré par ses camarades de classe, Daniel a cherché des petits jobs d’acteur, en obtenant son premier rôle à l’âge de 16, dans le drame de BBC Shoot the Messenger. L’année suivante, il a assumé deux travaux pour Skins, en jouant et en écrivant pour les deux premières saisons de cette séries scandaleuse. Au même temps, il a continué à écrire pour le programme de jeunesse au Théâtre Hampstead, tout en préparant pour ses A-Levels. C’est beaucoup de pression à endurer pour n’importe quelle personne, mais la pression n’est pas grand chose quand on est déjà un diamant. Pendant sa dernière année de lycée, son professeur de théâtre a noté qu’il était l’acteur le plus talentueux qu’il ait jamais vu. Ceci ne ressemble pas trop aux sentiments de son prof de l’école primaire. Cependant être une « distraction » reste encore un de ses plusieurs atouts comme comédien – sa présence est difficile à ignorer, et, de toute façon, quelque chose qu’on n’a pas envie d’ignorer.

Après plusieurs rôles dans le cinéma, la télévision et le théâtre aux deux côtés de l’océan Atlantique, c’est son tour dans la série dystopique Black Mirror qui a attiré l’attention de Jordan Peele, qui l’a amené à auditionner pour le rôle principal dans le 2017 thriller Get Out. Peele a trouvé que sa performance déchirante dans l’épisode Fifteen Million Merits conviendrait parfaitement au thriller indépendant: « Pendant la majeure partie de l’épisode, il est restreint et subjugué, mais à la fin, sa passion explose dans un monologue déséquilibré et primal qui est une chose de la beauté. »

Pour d’autres jeunes acteurs, ce serait un résumé parfaitement satisfaisant – même extraordinaire – de son CV. Mais pour Kaluuya, ça ne s’arrête pas là. Depuis Get Out, il a aussi joué un rôle de soutien dans le film le plus récent de Marvel, Black Panther, qui a complètement démoli le box-office. Avec plusieurs autres projets en cours en ce moment, y compris un scénario en cours de développement avec le labo des scénaristes Sundance, Daniel Kaluuya est, dans une large mesure, une prolifique pile électrique. Avec chaque seconde sur l’écran ou la scène et chaque phrase du scénario écrite, il est purement et simplement poétique. Avec une carrière déjà exceptionnelle dans ses 13 premières années dans l’industrie, il vaut bien de mettre vos télescopes au point, car sans aucun doute cette étoile continuera de s’élever à sommets de plus en plus hauts.

 

 

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