Greta Gerwig dans la contexte de Féminité et Hollywood

by Sarah A. Lee

En 2012, ÉCU a réalisé un profil sur Greta Gerwig et le mouvement mumblecore. Maintenant, après six ans, il semble convenable de revisiter Greta Gerwig dans un nouveau contexte. Notamment après, Lady Bird (2018).

Depuis les Oscars de 1929, une seule femme a gagné la distinction de La Meilleure Réalisatrice, Katheryn Bigelow en 2010 pour son film Démineurs, (The Hurt Locker.)  Il n’y a eu que 5 femmes nominées et dont Greta Gerwig pour son film, Lady Birden 2018. Plus qu’une affaire d’Oscar, l’inégalité des sexes dans les Oscars, est représentative de l’industrie du divertissement dans son ensemble.

En 2016,selon le Centre pour les Recherches sur les Femmes dans Télé et Film à l’Université de San DiegoLes Femmes constituent  9% des réalisateurs.

Maureen Dowd de NYTimes a interviewé 100 femmes et hommes qui ont rendu claire que Hollywood nourri une culture plus viable pour les hommes. Les interviews traitent de la différente sensibilité des hommes et des femmes qui réalisent des films, les hommes sont vus comme plus créatifs tandis que les femmes sont plutôt considérées comme émotionnelles et
sensibles.

Pour la comparaison, comme Démineurs de Hurt Locker est courageux et féroce, nécessairement, il pose la question : Est-ce que les directrices ont besoin d’une conception
masculine pour bien réaliser des films afin d’être reconnu ?

Chris O’ Falt de IndieWire explore la masculinité dans les films. Les films qui ont gagné des prix doivent-ils toujours être glorieux et puissants? Ceci, peut être examiné comme une
comparaison entre  les directeurs et les générales de l’armée. Alec Baldwin note que « la nature 
paramilitaire cliché» de réaliser des films est complexe, profonde et très ancré dans les esprits. Il dit « Ils appellent ça,tournage » «  leurs regroupements s’appellent les unions, ils communiquent  avec des talkies-walkies. Le réalisateur est le général. On pense toujours que les hommes sont mieux placés pour la férocité et la mesquinerie que le poste requiert. «  J’ai travaillé avec plusieurs réalisateurs. Ils devraient ouvrir une porte pour laisser entrer plus de femmes dans le milieu.»

C’est dans ce contexte que la nomination de Greta Gerwig prend une telle importance. Gerwig a noté «  Il y a une tendance à une préparation détaillée, dans le sens que l’on  a besoin d’être très qualifié. Pour les femmes il y a une peur de se faire renvoyer. C’est une arme à double tranchant. C’est difficile d’apprendre quand on dit qu’on ne sait pas. » C’est surement un des facteurs qui a poussé Gerwig a créer sa propre école de cinéma. Elle a grandi à Sacramento (là où Lady Bird prend place) et a étudié à Barnard, New York. Après ses études, elle a débuté dans le mouvement Mumblecore en tant qu’artiste indépendante, elle apparaît dans des films comme Hannah Takes the Stairs (2007), connu pour son jeu d’improvisation et son adaptation à tout moment. Avant ses premières réalisations, elle est apparue dans 25 films et elle a écrit et a joué dans des films indépendants à succès comme Greenberg (2010) et Frances Ha (2013). Être une actrice sur le tournage lui a permis de tirer des leçons et d’apprendre directement des directeurs et des cinéastes.

La réalisation de Lady Bird ne s’accommode pas avec les nominations historiques d’Oscar pour le meilleur réalisateur. Ce film a une touche subtile qui se manifeste dans le temps plutôt que dans l’esprit du public. Le sujet principal est très féminin et honore la maternité et la féminité avec nostalgie et sérieux. Lady Bird, examine une relation tumultueuse et empathique  entre une mère et sa fille en plus de l’arrivée à la maturité de cette fille à Sacramento. Il s’entrelace et présente adroitement les personnages au spectateur et chaque scène, est imprégné avec la voix différente de Gerwig. C’est aussi son premier travail en tant que réalisatrice après son expérience d’assistante réalisatrice dans Nights and Weekend.

Actuellement,Greta Gerwig, réalise Little Women, financé par Sony, rassemble les préférés
des Oscars comme Meryl Steep, Emma Stone, Saoirse Ronan, Emma Watson et Timothée
Chalamet. C’est une adaptation du livre de Louisa May Alcott et planifié pour réaliser en 2019 par Columbia Pictures. Gerwig est amené ici, initialement en tant que scénariste en 2016 afin d’écrire à nouveau des brouillons de script et maintenant elle est devenue une réalisatrice.

Finalement, ici, à ÉCU, on est passionné pour combler  l’écart de genre et accueillir un panel « Sheshoots », un débat stimulant composé des cinéastes femmes en compétition pour ÉCU 2019. Nous avons aussi un prix spécial pour « Excellence in Women’s Filmmaking. »

 

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