Les films indie indiens sont des films sans chansons.©

Le cinéma en Inde est une grande industrie, et constitue peut être la majeure forme de divertissement. Les flamboyants films de Bollywood donnent une image glamour et  kitsch d’un monde parfait où les chants et la musique ne s’arrêtent jamais, et toute histoire d’amour a un happy-ending. Par contre, le cinéma indépendant indien ramène les spectateurs avec les pieds par terre à travers les expériences réelles des personnes. Les films indie se distinguent du stéréotype Bollywoodien et présentent des thèmes que on ignore ou qui sont délibérément évités par la production de masse indienne. Ce sont des films qui traitent des problèmes liés à la division des castes tels que l’inégalité de classe, la violence communautaire, l’écart entre riches et pauvres.

C’est pourquoi le cinéma indépendant indien est plus populaire en dehors de l’Inde. Les locaux préfèrent le cinéma « d’évasion » de Bollywood ; ils ne veulent pas payer pour voir un film qui traite de la pauvreté, quand ils y sont confrontés chaque jour. Les films indépendants et spécialement les documentaires sont plus intéressants pour le public occidental, qui peut ainsi voir la vraie Inde.

Le mouvement du film indépendant indien, ou Nouvelle Vague Indienne, a commencé exactement au même moment que la Nouvelle Vague Française et a été influencé par le réalisme poétique français. Neecha Nagar (1946) de Chetan Anand était le pionnier du réalisme sociale dans le cinéma indien et était aussi le premier film indien à recevoir le Grand Prix Award au Meilleur Film lors de la première édition du Festival de Cannes en 1946. Cela donna aux réalisateurs l’opportunité de montrer leur films lors de différents Festivals et de joindre une audience globale.

Parmi les classiques indie indiens nous trouvons The Apu Trilogy (1955-1959) de Satyajit Ray composée de trois films: Pather Panchali (Chanson de la Petite Rue), Aparajito (L’Insoumis) and Apur Sansar (Le Monde de Apu). C’est l’histoire de Apu, jeune Bengali, et de son évolution psychologique et morale à travers l’enfance et la jeunesse sur son chemin vers l’âge de la majorité. The Apu Trilogy a été défini comme “le plus beau film de tous les temps” et a gagné nombreux prix lors des Festivals de Cannes, Venise, Berlin et Londres.

Les années 90 ont été caractérisées par une crise du cinéma indépendant indien ; le numéro de maisons de production indépendantes a réduit drastiquement à cause de l’interruption par le gouvernement des supports financiers au cinéma et de la conséquente hausse des coûts de production. L’industrie du cinéma indienne a du attendre les flops de certaines films à grand budget de Bollywood pour s’ouvrir à nouveau au cinéma indépendant à petit budget. Ironiquement, des stars parmi celles de Bollywood on décidé de supporter le cinéma indie. Par example, la compagnie de Aamir Khan a produit Peepli Live (2010), réalisé par Anusha Rizvi, une satire sur les suicides épidémiques des fermiers ; c’est le premier film indien qui a participé au Sundance Film Festival.

En conclusion, les changements font si que les gens se tournent plus vers le cinéma indépendant, et, nous le savons, l’Inde et un des pays qui est en train de vivre des vrais bouleversements. Traiter les problèmes de la jeunesse indienne peut faire d’un film un succès au guichet. Les changement économiques dérivants de la globalisation sont une opportunité de stimuler la créativité et le pragmatisme des réalisateurs. Le cinéma indépendant, avec sa particularité et son inventive, devient de plus en plus attractif.

ÉCU se réjouit de regarder et projeter plus de films indiens en 2013!

Xenia Piskunova

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